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15.06.2008

François Bayrou et Marielle de Sarnez ont réagi au "non" des Irlandais au traité de Lisbonne ce vendredi 13 juin ....

Selon François Bayrou , ce rejet probable du traité de Lisbonne par les Irlandais révèle le "fossé" qui "s'est creusé entre les peuples européens et leurs institutions".
"Les Irlandais ont répondu comme beaucoup d'autres peuples européens l'auraient fait" à ce traité "encore plus incompréhensible que le texte touffu de la Constitution européenne", a déclaré à l'AFP M. Bayrou. "On a essayé de ruser avec les peuples, et de faire comme si l'Europe était uniquement une affaire d'initiés", a-t-il dit. Les gouvernements vont devoir "prendre le temps nécessaire" pour rejoindre les préoccupations des citoyens "qui ont l'impression que l'Europe est devenue uniquement une machine pour initiés purement économique et
commerciale, et qui ne les protège pas dans les difficultés des temps".
Les citoyens "ont le sentiment de n'être au courant de rien de ce qui se décide et se discute", a-t-il ajouté. "Je suis certain qu'ils pensent dans leur grande majorité qu'il faut une Europe dont la voix soit aussi crédible et influente que celle des Etats-Unis ou de la Chine. Mais ils veulent que ce soit leur voix", a déclaré François Bayrou.
Il faut élaborer pour l'Europe un traité "court, simple, lisible, compréhensible par tous et soumis à référendum", a-t-il encore indiqué, reprenant la thématique développée pendant la campagne présidentielle.

Commentaires

Sans se laisser influencer par le contenu de certains articles de presses ou par des commentaires audio-visuels il faut quand même admettre que certaines décisions prises dans les instances gouvernantes sont à des années lumières des préoccupations quotidiennes de la majorité de nos concitoyens : on augmente les difficultés journalières. On se fout de nous quand l'augmentation du SMIC par exemple n'est que de 0,9%. On se fout de nous quand l'Etat prend une participation de capital dans une entreprise de chantier naval pour la sauver de la délocalisation: même les syndicats applaudissent. Et notre pouvoir d'achat, alors!. Le grand argentier Sarkozy (eh oui il a été un éphémère ministre des finances de Mr Chirac) a déclaré qu'il n'y avait plus de sous dans les caisses de l'Etat. Lors de la campagne présidentielle il le savait déjà. Mais que voulez-vous, il y a l'avant avec les promesses et puis il y a l'aprés avec le désenchantement (comme chez les socialistes).Au moins je retire une fierté de la campagne de François Bayrou qui avait vu clair en demandant aux Français de rester réalistes sur la situation générale du pays.
Tout ça pour dire que nous nous trouvons dans une situation qui empire, que nous avons l'économie la plus faible de l'U.E. et les grands patrons les mieux rémunérés. Cherchez l'erreur!
Au Modem, il faut que nous nous attaquions à ce cancer qui ronge la société française (celle d'en-bas), ce fossé qui se creuse inexorablement entre les "petits" et les "gros". Arrêtons aussi entre autre cette démarche démagogique et farfelue qui régit le montant des allocations de rentrée scolaire (est-ce que la rentrée d'un enfant en maternelle coûte réellement 275,00€ ?).Ne faudrait-il pas également se pencher sur la taxation des appartements laissés volontairement vacants par leurs propriétaires?
Bref, il y a beaucoup à faire. J'espère que nous aurons l'occasion de réfléchir à ces problêmes (je n'ai cité que quelques exemples).
Il doit effectivement y avoir des questions dans d'autres domaines qui se posent aux autres citoyens de l'U.E.
Cordialement à tous et à bientôt.
Yves Cazaux

Ecrit par : Yves Cazaux | 23.06.2008

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